Commentaire du P. Jesús Fernández de l’Évangile du dimanche 3 novembre (Lc 19, 1-10)

L’Évangile d’aujourd’hui nous fait toucher du doigt l’appel que le Christ lance à chacun de nous. Zachée était méprisé parce qu’il percevait des impôts pour l’Empire romain, tout en étant riche. Il veut voir le Christ, mais parce qu’il était petit, perdu au milieu de la foule, il grimpe sur un sycomore. Le Christ le voit, l’appelle et lui demande de l’inviter à venir manger chez lui. Il s’empresse de descendre et le reçoit avec joie.

Le Christ veut aller manger chez quelqu’un que l’on considère comme un pécheur. Zachée comprend ce que le Christ lui demande : partager ses biens avec les plus défavorisés et s’il a trompé quelqu’un, lui rendre quatre fois plus que ce qu’il lui a extorqué. Il s’agit de partager et de donner autant que possible. C’est le Christ qui prend l’initiative : comment Zachée aurait-il pu imaginer que le Christ lui demande de descendre afin qu’Il vienne chez lui ? C’est la grande miséricorde du Christ envers les pécheurs. Il était nécessaire que le Christ demeure chez lui. De cette rencontre naissent la joie et le bonheur.

Zachée est joyeux même si la foule l’insulte. Le Christ vient sauver ce qui était perdu. Le Christ se donne totalement à Zachée, désireux qu’Il est d’entrer chez lui.

Entendons-nous comme Zachée l’appel du Christ qui veut manger avec nous ? Il veut habiter, vivre avec toi, avec moi, d’une manière intime et délicate.

Dans saint Jean, nous lisons :  » Si quelqu’un m’aime, mon Père et moi viendrons à lui et nous ferons notre demeure en lui  » (Jn 14, 23). Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi (Apocalypse 3:20).

C’est le désir du Christ, qui est prêt à donner sa vie pour chacun de nous. Le Christ touche le plus intime de notre esprit. Il nous connaît, avec nos péchés, nos faiblesses et nos misères. Rien ne L’empêche de vivre avec nous dans l’Eucharistie et dans la prière continuelle. Prier en silence et dans l’intimité de notre maison, ne serait-ce qu’une minute, ouvre notre cœur pour qu’Il puisse entrer, même si nous sommes pécheurs. Il suffit seulement nous nous repentions !

L’amour du Père transforme nos vies. Le monde a de bonnes choses à t’offrir, tant que tu n’en deviens pas esclave. La grande lutte à laquelle tu es confronté ne consiste pas à mépriser quoi que ce soit, mais à obtenir l’authenticité d’enfant de notre Père qui est aux Cieux. Tu es le bien-aimé du Père. Cette vérité te permettra d’échapper aux multiples distractions qui apportent la confusion et mettent en danger ta vie intime avec le Christ.

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