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Fernando Rielo

La Famille Idente et la Jeunesse Idente de Yaoundé se souviennent de Fernando Rielo avec gratitude

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Le 8 décembre dernière, une Messe d’Action de Grâces a été célébrée à l’occasion du XIV anniversaire du décès de D. Fernando Rielo Pardal, Fondateur de l’Institut Id  du Christ Rédempteur, Missionnaires Identes, dans la paroisse Ste-Famille-d ‘ Elig Assiga à Yaoundé. C’était la solennité de Marie Immaculée et dans l’homélie, le père Justo de la Fuente, m. id., il se souvint que ses dernières paroles avaient été adressées à la Vierge Marie, lui demandant de l’emmener avec elle. Il a lié l’exhortation apostolique « Gaudete et Exsultate » du pape François au charisme idente, en se caractérisant par la sainteté vécue en commun.

Il y avait une joie dans les personnes. Les participants ont présenté leurs demandes pour les soumettre à l’intercession de Fernando Rielo, accompagnées des témoignages des grâces reçues. La quête recueillie est pour l’ouverture du processus de béatification.

À la fin de la messe, nous nous sommes réunis dans la salle paroissiale pour partager et nous réjouir de la réunion avec les personnes qui avaient assisté au pèlerinage de 2009, avec des anciens membres de la Jeunesse Idente, des membres de groupes paroissiaux et des enfants et adolescents de la Jeunesse Idente.

 Le 9 décembre, la solennité de Marie Immaculée a été célébrée dans le diocèse de Yaoundé et dans la paroisse universitaire S. Pedro et S.Pablo de Soa. On a également fait mémoire de Fernando Rielo. Après la Messe, une conférence sur sa vie et sa poésie a été donnée par deux missionnaires. Dr. Guy Merlin Nana, professeur d’Espagnol à l’École Normale Supérieure et mention du Prix International Fernando Rielo de poésie mystique, a parlé de la poésie et de la douleur chez l’auteur. Son épouse, Mme. Mispa, a témoigné de l’influence importante de Fernando Rielo et des missionnaires identes dans leur vie, au point de devenir eux-mêmes des enfants de Fernando Rielo.

D’une autre part, les trois groupes, enfants, jeunes et adolescents, ont rendu hommage à leur Fondateur, Fernando Rielo Pardal, à l’occasion du XIVe anniversaire de son passage à la maison de notre Père Céleste. Les enfants ont représenté certaines scènes de son enfance pour montrer l’affection et l’intimité avec lesquelles il s’est adressé à notre Père, l’appelant « papa »; son influence sur les compagnons concernant l’expérience de la pureté et de la complicité avec Marie; Valsaín, avec son engagement à être un saint à la demande de son père …

Avec les adolescents et les jeunes, des missionnaires qui avaient connu Fernando Rielo ont donné des témoignages personnels de lui. Ils ont écouté avec beaucoup d’attention, en se sentant aussi ses enfants.

Interview du Cardinal Osoro sur la personne et l’œuvre de Fernando Rielo, Fondateur des missionnaires Identès

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Le Cardinal de Madrid, D. Carlos Osoro, parle dans cette brève interview de la personne et de l’œuvre de Fernando Rielo, Fondateur des missionnaires identès et de l’importance de son charisme dans le monde actuel. L’interview a eu lieu après la messe que le Cardinal Osoro lui-même a présidée dans la crypte de la cathédrale de la Almudena à Madrid à l’occasion du 14ème anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo. Cette célébration a eu lieu le 6 décembre 2018.

Messe pour l’anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo dans la Basilique du Pilar à Saragosse (Espagna)

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Le 4 décembre 2018, la Délégation territoriale des Missionnaires Identès (sœurs) de Saragosse célébrait le quatorzième anniversaire du retour au Père de notre père Fondateur.

C’est dans la chapelle de la Vierge de la Basilique du Pilar, à Saragosse, qu’une Messe fut concélébrée par le Supérieur général des Missionnaires (frères), notre cher frère Luis, et le père José Mª Bordetas, chapelain. La Secrétaire générale, notre chère sœur Mª Fernanda, les missionnaires de la Délégation, les membres de la Famille Idente et de nombreux amis participèrent à cette célébration eucharistique.

Comme la première lecture de la Messe évoquait le manque de paix, le Supérieur général parla dans son homélie du message du Fondateur sur la fidélité au Christ et la béatitude de la paix, à l’image de Marie, soulignant que la paix n’est pas de nous mais du Christ. Il rappela aussi que les fondateurs et les martyrs nous ouvrent le chemin de la vie tels des artisans de paix. Il appela de ses vœux l’intercession de Fernando Rielo, devant Jésus et Marie, afin qu’il obtienne pour nous tous la paix. Il cita le pape François et son conseil de répartir les dons que nous possédons. Il nomma deux personnes récemment décédées –Ezéquiel, père de la Secrétaire générale, et Pedro, son propre parrain– en demandant la consolation pour leurs proches. Il termina en priant pour que tous les fidèles présents croient en la paix et la promeuvent.

La Messe se termina par quelques mots du chapelain, le père José Mª Bordetas, qui souligna combien notre Institution était une nouvelle forme de vie consacrée appropriée à la nouvelle évangélisation.

La célébration de ce quatorzième anniversaire du retour au Père de notre bien-aimé Fondateur s’acheva par le dépôt d’une gerbe de fleurs sous le manteau de la Vierge du Pilar, en demandant sa protection.

Près de 3000 personnes étaient présentes dans la cathédrale de New York pour la messe anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo

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Le vendredi 7 décembre dernier, dans le quartier de Manhattan, New York, ultime lieu de résidence de notre bien-aimé père Fondateur, une messe d’action de grâces a été célébrée dans la cathédrale Saint Patrick à l’occasion du 14ème anniversaire de son entrée dans la vie éternelle. Le père Jesús Fernandez Hernandez, Président, et nos Supérieurs Généraux María del Carmen García et Luis Casasús étaient présents.

L’atmosphère de joie recueillie qui régnait dans la cathédrale en ce temps d’Avent tranchait avec les allers et venues des newyorkais préoccupés d’attraper le prochain train, de prendre la photo parfaite face à l’arbre de Noël de Rockfeller ou encore de trouver le cadeau idéal dans un des nombreux magasins de cette partie si fréquentée de la ville.

C’est au milieu de cette trépidante vie newyorkaise que des centaines de paroissiens sont arrivés à la cathédrale à bord de 25 bus provenant des 4 paroisses administrées par notre Institution : paroisse saint Luc à Brentwood, Notre-Dame de Lorette à Hemstead, et les trois paroisses du Bronx (Sainte Marie, Notre-Dame de la consolation, et Saint Dominique). Chaque année, pour la commémoration du retour au Père de Fernando Rielo, les paroissiens viennent en pèlerins, récitant le trissage durant le trajet en bus et écrivant chacun une prière sur un petit morceau de papier. Les prières sont ensuite données à l’Evêque avec les offrandes pour être mises au pied de l’autel.

Près de 3000 personnes ont participé à la messe au cours de laquelle l’Evêque auxiliaire du diocèse de Rockville, S.E. Richard Garth Henning a remarqué avec admiration la présence de nombreux jeunes et de beaucoup de familles. L’homélie s’est centrée sur le sens du mot unité et sur l’enseignement de saint Paul au sujet de notre élection par le Christ, de l’invitation que le Christ nous fait de participer à son mystère :

« Cette invitation a besoin d’une réponse libre et amoureuse comme celle que l’on peut voir dans la vie de votre Fondateur. Ce n’est pas par hasard qu’il leur a indiqués d’être unis avec le Seigneur, de participer à la communion. […] C’est quelque chose de très clair dans la communauté idente parce que tous sont participants […] Il a indiqué l’importance de la communion entre nous parce qu’ainsi nous pouvons discerner l’invitation de Dieu à l’unité divine, à la participation au mystère de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. […] Votre Fondateur nous a parlé de la communauté de personnes basée sur la communion entre nous et Dieu… nous pouvons comprendre sa vie et son message si nous pouvons nous souvenir de cette invitation à participer à la communion [avec Dieu]. »

A l’exemple de Marie, la nouvelle Eve, qui n’a jamais cherché sa propre volonté et qui a offert sa vie à Dieu, disposée à participer au mystère divin, la vie de notre Fondateur est marquée par des réponses libres par lesquelles il s’est livré à la communion et à l’union avec les Personnes Divines.

Tout remplis de Dieu et rassasiés d’espérance, nous sommes revenus dans nos foyers le cœur heureux de cheminer ensemble vers la sainteté à laquelle notre Père céleste nous invite.

14ème anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo commémoré à Paris

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Tous les missionnaires identès commémorent chaque année le 6 décembre, date du retour au Père céleste de leur fondateur, Fernando Rielo.

Nous avons célébré cet anniversaire le dimanche 9 décembre dernier à la paroisse Saint-Pierre de Montmartre afin de permettre aux membres de la Famille idente, paroissiens et amis, de pouvoir être présents.

La journée a bien sûr débuté par la messe dominicale. Notre frère Paul Alexandre a rappelé durant l’homélie l’importance de nous sentir vraiment enfant du Père, d’approfondir la « conscience filiale » que Fernando Rielo a vécu avec une intensité hors du commun et qu’il nous a communiquée à travers son exemple, ses enseignements et sa poésie.

Après la messe, les invités ont pu assister à une projection présentée par notre sœur Pascale Vincette sur la biographie de Fernando Rielo ainsi que notre charisme et les missions dans lesquelles nous sommes engagés. Un stand a même été ouvert afin de recueillir un peu d’argent pour les missions.

La rencontre s’est poursuivie par un apéritif et un déjeuner convivial, pour se terminer par la lecture, par la Supérieure provinciale, du Message que notre Président, le Père Jesús Fernandez Hernandez, a adressé pour l’occasion à tous les missionnaires et à la Famille idente. Par des paroles empruntes d’une grande poésie, il a redit combien Fernando Rielo était un exemple « d’âme sacerdotale », passionnée d’amour pour le Père, en état de constante supplication pour tous ses fils et filles spirituels, les faisant ardemment aspirer à leur Foyer céleste.

Interview avec le P. Jesús Fernández sur la chaîne de télévision Popular TV de Murcia (Espagne)

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Mercredi 30 mai, la chaîne de télévision Popular TV Región de Murcia a consacré son programme « Life with light » au président des missionnaires Identès, le père Jesús Fernández. Pendant 30 minutes, le présentateur du programme, Luis Emilio Pascual, passe par la vocation idente du P. Jesús Fernández, qui parle aussi de la personne et de l’œuvre de Fernando Rielo, Fondateur des missionnaires identès, et de nombreuses expériences vécues avec lui.

Fernando Rielo Pardal, un Fondateur empreint de l’amour du Père

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Article d’Isabel Orellana publié dans la revue Ecclesia (Madrid, n. 3920, 27-1-2018, p. 19-21), traduit et reproduit avec son autorisation.

Il y a peu de temps encore, Fernando Rielo, Fondateur de l’Institut Id du Christ Rédempteur, missionnaires identes, était à peine connu du public, excepté dans certains domaines de la culture, pour être le promoteur de la Fondation et du Prix Mondial de Poésie Mystique qui portent son nom, et le titulaire de plusieurs chaires universitaires en Equateur, aux Philippines et en Espagne (Salamanque). Pourtant, l’« idence » est présente depuis plus d’un demi-siècle sur quatre continents, grâce au labeur inlassable de ses fils spirituels sur différents fronts.

Comment se fait-il que soit resté si peu connu ce fils fidèle de l’Eglise, penseur, philosophe, métaphysicien, écrivain et poète, actif promoteur de la science, de l’humanisme et de la mystique ? Qu’est-ce qui le poussait au quotidien ? Quelles sont les clés de sa vie passionnée ? C’est à ces questions que nous allons répondre.

Une spiritualité marquée par la conscience filiale

Quand il est venu au monde à Madrid le 28 août 1923, il avait la certitude de provenir d’« un baiser du Père ». Ce point central, qui marqua sa vie depuis le début, fut palpable tout au long des étapes de sa vie. Son seul souci fut de rendre gloire au Père en faisant toujours Sa volonté. Le foyer dans lequel il a grandi avec cinq frères et sœurs (trois autres ne survécurent pas), présidé par ses parents Enrique et Pilar, lui prodigua attentions et tendresse. Il fut un enfant heureux, favorisé par des expériences spirituelles qui imprimèrent en lui une grande nostalgie pour le Ciel, lieu de sa vocation.

Il fit sa Première Communion à douze ans, à une période terrible marquée par la Guerre Civile espagnole, et faillit même être fusillé à cause de sa foi catholique. Cette époque vit fleurir son attrait pour le martyre, et suite à la lecture de Fabiola, œuvre du cardinal Wiseman, il écrivit de son propre sang la Sacra martyrielle, que prient aujourd’hui ses fils : « Je te promets, Seigneur, de vivre et de transmettre l’Evangile, avec le sacrifice de ma vie et de ma réputation, fidèle au plus grand témoignage d’amour : mourir pour toi ».

Être saint : objectif crucial de sa vie, prélude à un grand destin

Le matin du 28 août 1939, alors qu’il participait à un camp de jeunes à Valsaín (Ségovie), il entendit la voix du Père lui dire : « Mon fils, sois saint, comme Moi, je suis saint ». Il ignorait alors que cette invitation universelle se trouve dans l’évangile, mais il ne l’oublierait jamais et consacra sa vie à rechercher cette grâce qui le mènerait à l’union avec la Très Sainte Trinité.

Il fit ses études secondaires mais reporta sa formation universitaire du fait que son père, haut-fonctionnaire de la Poste, tomba gravement malade. Il obtint sur concours une place de fonctionnaire, également à la Poste, et fut envoyé à Ugíjar (Grenade). C’est là qu’il tomba amoureux d’une jeune femme qu’il pensait épouser. Mais un soir, à travers une locution, le Père lui fit comprendre qu’Il le voulait pour Lui, que son destin était autre.

De retour à Madrid, se demandant quel chemin suivre, il décida de commencer des études de philosophie à l’Université. Le jour même où il s’y rendait pour son inscription, il se laissa guider par une intuition intérieure qui le poussa à entrer dans l’église des Pères rédemptoristes. Après une conversation avec l’un des religieux, et une fois accompli son Service Militaire, il entra dans cette Congrégation pensant que c’était ce que Dieu voulait pour lui. Il y demeura dix années au terme desquelles il savait quelle était la mission qui lui était réservée : fonder une nouvelle réalité ecclésiale. Une locution intime, reçue la Nuit de Noël 1951 à Astorga, lui fit voir l’emblème ainsi que la devise de l’Institut Id du Christ Rédempteur qu’il aurait à ériger : « Crois et espère ».

Malgré cet appel à fonder, il résistait. Il craignait en effet que sa nature de créature fragile laissât filtrer, ne serait-ce qu’une légère nuance de sa propre volonté, empêchant ainsi la voix de Dieu de se dévoiler sans la moindre ombre. Il demanda alors conseil à douze religieux de différents Ordres en espérant qu’au moins l’un d’eux manifesterait sa désapprobation. Telle était sa condition pour fonder. Mais les douze répondirent de manière unanime. Et devant le Christ gisant du Pardo, lieu de la dernière de ses consultations, il sut qu’il ne pouvait renoncer à un destin qui le brûlait de l’intérieur. Un jeune s’agenouillant alors à côté de lui devant cette statue du Christ fut le signe du charisme dont il aurait à lancer la fondation.

« Je finis par accepter, et en sortant de l’église me fut inspiré que mon magistère serait seulement d’enseigner, d’inviter, d’exhorter, de parler continuellement, à temps et à contretemps, de la sainteté, spécialement à la jeunesse ».

Ténériffe: ville choisie pour la fondation. Lumières et ombres

Le 6 janvier 1957, il arriva à Ténériffe. En entrant dans la ville, il entendit une voix qui lui confirmait que c’était la ville choisie pour la fondation : elle lui procurerait joie ainsi que souffrance. L’après-midi, sur la jetée du port, il reçut une étoile :

Cette étoile représentait à ce moment précis l’expression complète de sa Providence qui allait me guider en tous et chacun de mes pas, en échange de cette prise de possession, de ce serment, de cette méditation, de cette confession intérieure, de cette exaltation intime dans laquelle, pour moi, l’Atlantique qui entourait ma vue comportait des dimensions indéfinies de créativité glorieuses pour Lui. Et j’ai senti remuer en mon cœur la mystique concélébration de la Très Sainte Trinité.

A peine arrivé sur l’île, Fernando, accompagné d’une équipe missionnaire, récoltait les fruits d’une intense action apostolique à travers laquelle il diffusait l’évangile avec le consentement de l’évêque, Don Domingo Pérez Cáceres. Le 29 juin 1959, ils lui présentèrent leurs lettres de créance, mais la mort prématurée du prélat, en 1961, ne leur permit pas de poursuivre leur envoi. Commença alors une époque douloureuse et difficile pour le Fondateur et l’Institution. Malgré cela, l’expansion apostolique en des points capitaux de l’Espagne, à la fin des années 60, était une réalité, tout comme son imparable rayonnement en Europe et en Amérique au long des années 70 et 80. Plus tard, ce serait le tour de l’Asie et de l’Afrique.

Le Christ, le métaphysicien par excellence

Préoccupé par la dérive de la pensée philosophique, Rielo fut amené à élaborer et à proposer un modèle génétique par lequel il montre comment le Christ, le métaphysicien par excellence, qui mérite d’occuper les différentes chaires du monde, est le seul à pouvoir donner réponse aux inquiétudes de l’homme et de la science. Ce modèle lui fut manifesté le 30 mai 1964, alors qu’il se trouvait dans le Parc de l’Ouest, à Madrid. Son esprit en prière, comme en tant d’instants de sa vie, reçut un écho devant le Père :

J’élevai vers mon Père Céleste un gémissement plein d’affliction qui retentit jusqu’au ciel à travers l’épais feuillage :

– Je ne suis rien. Tu es l’être.

Avec la violence d’un coup de tonnerre qui annonce une tempête fracassante, j’entendis sa voix :

– Mon fils, je suis « plus » que cela !

Cette pensée, développée et exposée dans le cadre de l’Ecole Idente dont il fut l’instigateur, fut d’abord portée à la connaissance du pape Paul VI (avec lequel il maintint une correspondance intense tout au long de son pontificat) avant d’être diffusée par lui et les missionnaires identes parmi des auditoires universitaires et organismes internationaux, suscitant aussitôt un grand intérêt dans les milieux académiques et diplomatiques.

La charité avant tout

La vivence de la charité fut le signe distinctif de Fernando. Magnanime, d’une grande délicatesse, homme au cœur innocent, attentif au moindre besoin des autres, il voulut que l’esprit de famille dont le modèle est la Très Sainte Trinité régnât dans le cœur des missionnaires, à qui il apprit à toujours donner le maximum, jamais le minimum.

Ayez un esprit d’entraide les uns envers les autres […]. Ne vous laissez jamais servir, si ce n’est lorsque c’est strictement nécessaire, dans certains besoins touchant au travail professionnel de certaines personnes, qui est aussi digne que de donner une conférence. Evitez autant que faire se peut de vous faire servir parce qu’alors, vous ne seriez pas les disciples d’un Seigneur qui a dit : « Je suis venu pour servir » […]. Soyez toujours attentifs aux besoins des uns et des autres. Le contraire est vulgaire, quotidien, ni religieux ni mystique. Revêtez-vous les uns les autres des meilleures tuniques, mémoires, paroles […]. C’est d’ailleurs ce que le Christ donne à ses disciples comme critère suprême, afin qu’ils puissent être crus en ce monde : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ».

Docteurs de la douleur

Ceux qui ont pu le connaître ont apprécié sa personnalité fascinante. Elégant et sensible, proche et humble, grand orateur, touchant dans sa manière de partager ses grandes passions pour le divin, son amour pour l’Eglise et ses fils, d’une intelligence et d’une capacité privilégiées pour poser les questions d’indéniable profondeur auxquelles il apportait les réponses depuis sa foi, emportant les cicatrices de la souffrance en son corps. Il y fit face avec tant de dignité qu’il représentait un véritable exemple pour ceux qui souffrent.

Il subit une trentaine d’interventions chirurgicales, dont l’amputation de sa jambe droite. Il disait avoir visité plus d’hôpitaux que d’églises ! Il vécut la souffrance avec courage, mais aussi réalisme. Il garda son sens de l’humour, la finesse dans ses gestes et la détermination d’unir ses souffrances à la passion rédemptrice du Christ. Telle est la douleur de l’amour :

Ma vie me semble trop peu déposée sur l’autel des offrandes […]. Je dois vous exprimer un sentiment ainsi que l’immense bénéfice que je retire de la maladie. J’ai bénéficié de merveilles célestes […]. Je dois avouer : quelle belle vision j’ai reçue du monde ! Quant à celle du ciel, encore plus belle ! La maladie a été pour moi l’occasion d’un lien entre le ciel et la terre pour pouvoir scruter des horizons formidables Si je devais naître à nouveau, je demanderais la même chose […]. J’ai toujours été sensible à la souffrance humaine. Combien d’enfants meurent sans même avoir eu l’occasion de dire ‘je veux ceci ou je rejette cela’, de violer ou d’accepter un commandement divin ! Je savais que la santé, la paix, la tranquillité du corps ne représentaient pour moi aucun bien, et bien que cela paraisse paradoxal, c’est à cette école intérieure que j’ai appris ce qu’est l’amour, la grandeur de l’amour divin, l’immense mystère de cette grandeur qui déborde toutes les possibilités rationnelles du cœur.

Marie, toujours

Fervent de Marie (et de Joseph), il entreprit en 1976 un voyage à Ephèse, via Rome, où il fit une rencontre avec la Mère du ciel. C’est dans la chapelle Barberini de la basilique Saint-André-della-Valle qu’elle lui fit don du Trissage, « rosaire idente », pour que ses fils le prient quotidiennement. Le Trissage est un hymne de louange adressé à la Très Sainte Trinité à travers la toute-puissance suppliante de notre Mère céleste. Il consiste à réciter, à trois reprises, un Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père…

Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes. Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, pour que nous soyons saints.

La Vierge l’avait éclairé sous diverses invocations : dans son enfance, ce fut Notre-Dame de la médaille miraculeuse, puis à Grenade, ND des « Angustias », à Madrid ND du Perpétuel Secours… Plus tard, il léguerait à l’Eglise une nouvelle invocation : Notre-Dame de la Vie Mystique, dont la chapelle se trouve dans la cathédrale de la Almudena de Madrid.

Son héritage spirituel

Travailler pour son royaume comme unique objectif est ce qui explique qu’il put déployer son labeur apostolique de manière si florissante. Il mit sur pied, entre autres lignes d’action apostoliques et culturelles, le Catéchuménat Idente, l’Ecole Idente, la Jeunesse Idente, la Famille Idente et la Fondation Fernando Rielo. Il laisse derrière lui un précieux héritage en ce qui concerne sa pensée philosophique et sa création poétique, mais surtout, un héritage spirituel qui trouve son fondement dans l’Evangile, la Tradition et le Magistère, toujours en vue de rendre à Dieu la plus grande gloire.

De nombreux amis à travers le monde, où il voyagea tant qu’il put, connurent son génie, sa force et sa capacité d’improvisation, dons sur lesquels il s’appuya pour diffuser la foi. En 1988, il partit à New York pour suivre une rééducation à l’Hôpital Rusk, et c’est là que son intense labeur apostolique se centra. C’est aussi dans cette ville qu’à la demande de hautes instances ecclésiales, il renonça au gouvernement de l’Institut, choisissant de rester dans l’ombre et de grandir dans l’amour aux yeux de Dieu.

Le 6 décembre 2004, pratiquement à la veille de la solennité de l’Immaculée Conception, sans qu’il ait le temps de faire ses adieux, cette voix qui s’était éteinte lentement à cause des multiples séquelles de la maladie, quitta ce monde pour toujours, et il retourna dans les bras du Père, comme il en rêvait. Quarante jours auparavant, l’Institut des Missionnaires Identes fut reconnu canoniquement Institut de Vie Consacrée de Droit Diocésain, Fernando Rielo étant reconnu comme son Fondateur dans le décret. Et le 11 juillet 2009, la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique signa le décret de reconnaissance de l’Institut Id du Christ Rédempteur, Missionnaires Identes, comme Institut de Vie Consacrée de Droit Pontifical (www.idente.org).

Son corps repose dans la crypte de la cathédrale Notre-Dame de la Almudena, à Madrid, dans la chapelle ND du Rosaire.

Fernando Rielo présidant le VIIIème Prix Mondial de Poésie Mystique portant son nom et institué par lui. Siège de l’ONU, New York, le 16 décembre 1988.

L’Evêque de Majorque a présidé la messe du XIIIè anniversaire du décès de Fernando Rielo

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A l’occasion du XIIIè anniversaire du départ à la maison du Père de notre cher père fondateur, Fernando Rielo, une messe d’action de grâce a été célébrée  à la paroisse Saint Augustin, de Palma de Majorque le samedi 9 décembre dernier. La célébration a été présidée par notre cher Evêque, Mgr Sebastiá Taitavull i Anglada et concélébrée par nos chers frères José Mª López Sevillano, au nom du Président des missionnaires identès, et Francisco Gallo, curé de Saint Augustin.
De Madrid, notre chère soeur Lourdes Grosso García, supérieure provinciale de Castille, était présente à la célébration.
Outre les missionnaires Identès de Palma de Majorque, les membres de la Famille Idente et de la Jeunesse Idente, les jeunes et enfants du catéchisme (confirmation et communion), les fidèles des paroisses Saint Augustin et Sainte Brigitte, qui sont administrées par notre Institution, ont assisté à la célébration.
Ils ont activement participé à la messe par des chants, lectures, offrandes… et par la décoration de l’église qui disposait déjà pour cette occasion d’un impressionnant arbre de Noël.
A la fin de l’Eucaristie, l’Evêque, qui venait de prendre possession du diocèse depuis seulement deux semaines, a pu saluer tous les participants dans un climat très chaleureux. On l’a ensuite invité au presbytère où un dîner a été organisé avec tous les missionnaires de vie commune dans une atmosphère  familiale et agréable.

Célébration à Madrid du 13ème anniversaire du départ de Fernando Rielo

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Le 6 décembre dernier, date anniversaire du décès de Fernando Rielo survenu il y a 13 ans à New York, fut une intense journée pour la communauté idente de Madrid et d’Espagne. En effet, plusieurs temps forts étaient proposés afin de faire mémoire du Fondateur de l’Institut Id du Christ Rédempteur, Missionnaires identès. Ce jour anniversaire s’est ouvert à 16h par la projection du documentaire « Soyez saints. Le charisme identé » de la réalisatrice Catherine MacGilvray, dans le Salon du Séminaire conciliaire de Madrid. Le Cardinal Archevêque de Madrid, S.E.M. Carlos Osoro Sierra, a assisté à cette projection et manifesté son désir de connaître plus en profondeur la personne et l’œuvre de Fernando Rielo.

Puis, à 18h, la messe solennelle a été célébrée en la Cathédrale Santa Maria la Real de l’Almudena, présidée par le Cardinal et concélébrée par le président de l’Institut Id, le Père Jesús Fernández Hernández, et par d’autres prêtres missionnaires identès venus de toute l’Espagne. Dans sa belle homélie, le Cardinal Osoro a souligné l’œuvre intellectuelle et humaniste de Fernando Rielo ainsi que sa profonde spiritualité, affirmant que l’Institut religieux qu’il a fondé était vraiment nécessaire à la société actuelle.

S’étaient donnés rendez-vous pour cette célébration les représentants des différentes résidences de missionnaries identes d’Espagne ainsi que les délégations des fondations empreintes du charisme de Fernando Rielo : parmi elles la Famille Idente, la Jeunesse Idente et les étudiants par correspondance de l’Université technique particulière de Loja (Equateur).

A l’issue de la messe, tous, accompagnés du Cardinal Osoro Sierra, se sont dirigés vers la crypte néo-romane de la cathédrale où repose le corps de Fernando Rielo pour y prier le trissage identé. Ce fut un temps de prière intime et chaleureux.