Category

Actualité Idente

Journée des Familles à Yaoundé

By | Actualité Idente, África, Camerún, Famille Idente | No Comments

Le 11 février, Fête de la Jeunesse célébrée au Cameroun et Journée Mondiale des Malades, est devenue la date traditionnelle pour la première rencontre des familles dans l’année.

Nous avons commencé par la projection d’un film basée sur des faits réels qui retrace l´expérience d´une personne qui, à la suite d´un terrible accident, se retrouve au Paradis.

Ensuite, les parents d´un côté et les jeunes de leur côté, ont pu partager leurs impressions.

La journée s’est clôturée avec la Célébration Eucharistique.

La journée nous permet de parler les uns avec les autres, de connaître les nouveaux couples qui ont reçus le sacrement du mariage et de pouvoir les mettre en contact entre eux. Ils sont très reconnaissants pour cette activité que nous proposons trois fois par an.

 

Une paëlla solidaire pour « construire » l’Église

By | Actualité Idente, Espagne, Europe | No Comments

Le samedi 23 février nous avons organisé un repas solidaire au bénéfice de la construction de l’église de la paroisse universitaire de Soa (Cameroun).

A ce repas ont assisté plus de 100 personnes et d’autres y ont collaboré. Nous savons que l’argent recueilli pourra juste couvrir les dépenses d’une petite partie de l’œuvre immense de construction qui est entreprise pour accueillir des milliers de personnes dans l’église , mais cela a été une des nombreuses occasions dont nous a fait cadeau notre Père céleste pour tisser des liens avec les personnes et favoriser la diffusion de notre charisme.

Le repas s’est déroulé dans le salon de la paroisse de l’église Saint Michel archange de Grenade. Depuis le premier jour, le père Juan Martínez nous en a ouvert les portes en mettant à notre disposition toutes les installations. Nos amis n’ont pas arrêté de collaborer et ils ont offert de faire des paellas et d’apporter le repas, et ils nous ont même offert une palette de porc pour faire une tombola.

Nous avons facilité la présence des familles en accueillant leurs enfants gratuitement et après le café, les jeunes de la Jeunesse idente se sont chargés de jouer avec eux dans les jardins de la paroisse.

Les dons de notre Père céleste n’ont jamais cessé. Certes, nous avons dû agir avec foi, parce que trois jours avant le repas, seules une cinquantaine de personnes nous avait confirmé leur présence et nous ne savions absolument pas quelle quantité de nourriture acheter et préparer. Mais comme pour la multiplication des pains et des poissons, il en resta plus ou moins 12 corbeilles pleines, que nous avons partagées à la fin de la rencontre.

L’acte a commencé avec quelques paroles de bienvenue de la Supérieure Provinciale et la bénédiction du prêtre de la paroisse, D. Juan Martínez, qui nous a encouragés à institutionnaliser chaque année cet acte, et à la fin de l’événement, touché par l’atmosphère conviviale créée, il ajouta : « La voilà, l’Eglise ! »

Au moment du dessert, la Supérieure Provinciale s’est adressée à l’assistance pour l’informer sur la mission du Cameroun et sur notre charisme, profitant de l’occasion pour les inviter à faire partie de la Famille Idente.

Pendant toute la durée de l’acte les adultes, et les enfants qui étaient encadrés par les missionnaires et dirigés par un charmant jeune de 10 ans, petit-fils de notre frère José Luis Romera, Délégué Territorial, ont aidé à préparer les plateaux des repas, à dresser les tables et à servir, suscitant un grand sourire sur le visage de tous les participants.

Quelques moyens de communication se sont fait l’écho de la rencontre : Odisur (Service pour la communication des Evêques du Sud de l’Espagne), le web de l’Archidiocèse de Grenade, et le programme local de radio Nouvelles de l’Eglise de la COPE.

Motus Christi et JMJ de Panama : dire oui au Christ, maintenant !

By | Actualité Idente, Motus Christi | No Comments

Marie a été la grande protagoniste de cette aventure du Motus Christi et des JMJ de Panama qui avaient pour devise : “Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.” La maison d’accueil de Capira où s’est déroulé le Motus Christi s’appelait le Village de Marie et le “qu’il me soit fait selon ta parole” a été au centre des catéchèses et des paroles du Saint Père durant toutes les JMJ, et il a été chanté à satiété dans l’hymne de ces 34ème JMJ.

Le miracle qu’un grand groupe de jeunes puisse s’y rendre, miracle rêvé par notre président, P. Jesús Fernández, et par nos supérieurs généraux, P. Luis Casasús y María del Carmen García, s’est produit. 75 jeunes de Bolivia, Colombie, Equateur, Etats Unis, France et Mexique étaient présents, accompagnés de 11 missionnaires.

Le Motus Christi international s’est tenu dans la localité de Capira, à 75 km à l’est de la ville de Panama (deux heures de bus), et a commencé le 16 janvier au soir. Dès l’arrivée des différents groupes à l’aéroport, la merveilleuse atmosphère familiale que nous allions vivre durant le Motus se percevait.

La maison d’accueil de la communauté Magnificat – un lieu de recueillement et de silence – ainsi que la structure et l’esprit du Motus ont introduit tous les jeunes dans cette atmosphère, y compris ceux qui y sont le moins habitués. Ils ont découvert avec surprise que la sainteté est possible et que la manière la plus belle et fructueuse de la vivre, c’est en communauté. En ce sens, les témoignages des différents frères et sœurs, profès et probants, ont été des moments forts pour les jeunes car ils ont vu qu’il n’y a pas un prototype de saint, ni des circonstances idéales, mais que le Christ appelle chacun dans les circonstances les plus inattendues.

Cela a été un moment de grâce, de grande grâce, qui a touché tout le monde. Cinq jours qui nous ont paru comme un début de vie éternelle, de ciel en ce monde. A chaque moment, que ce soit durant les enseignements, la prière personnelle, les communautés, les repas, l’athénée, on respirait une atmosphère de communion et de service qui invitait à voler beaucoup plus haut et à sentir la présence de Dieu en chacun.

Cette atmosphère familiale et fraternelle a tellement surpris les jeunes que cela a aidé y compris les plus réservés à s’ouvrir et à aller trouver les frères et sœurs pour parler de leur vie, de leurs rêves et de leur amour pour le Christ.

La touche charismatique, où beaucoup ont exprimé leur décision de suivre le Christ avec tout ce que cela implique, a été une belle touche finale. L’un des jeunes a exprimé ainsi un sentiment partagé par tous les participants : “Avant de venir aux JMJ, je m’étais fait une idée de la manière dont je voulais vivre cette expérience, mais maintenant, après avoir vécu ces jours de Motus, je me rends compte que le voyage en valait la peine ne serait-ce que pour cela.”

Avec au cœur une certaine tristesse de devoir quitter le Village de Marie après une expérience si intense, nous sommes partis pour la ville de Panama le lundi 21 au matin, puisque le lendemain commençaient les JMJ. Les organisateurs venaient tout juste de nous informer que nous serions logés sur la paroisse du Christ Fils de Dieu, dans le quartier de Samaria, où chaque pèlerin serait accueilli dans une famille. Bien qu’au début nous avions pensé qu’il aurait été mieux de rester tous ensemble logés dans un collège ou des salles paroissiales, nous nous sommes tout de suite rendus compte que vivre avec les familles était une belle opportunité de connaître le peuple panaméen de l’intérieur, de comprendre sa profonde religiosité, sa joie et son hospitalité spontanées.

La Providence a voulu que nous soyons dans un quartier où de nombreuses nécessités et manques se faisaient sentir, afin que nous connaissions non seulement le côté touristique de la ville, mais aussi la réalité à laquelle sont confrontés de nombreux panaméens. La pauvreté, le manque de salubrité des rues et des maisons et la marginalisation étaient évidentes, mais elles ont été compensées par la grande joie et la tendresse avec lesquelles chaque famille nous a accueillis. Ils nous ont donné ce qu’ils n’avaient pas, comme dit l’évangile. Nous ne pouvions faire moins: nous avons décidé de vivre ces moments comme une mission et de partager avec nos familles adoptives toute la richesse reçue dans le Motus.

Les fruits ne se sont pas fait attendre. La générosité et la foi des panaméens nous ont fait nous sentir comme l’un des leurs dans leur famille, à tel point que des liens forts se sont créés, même si nous passions toute la journée à l’extérieur et que les moments de convivance se limitaient aux nuits et aux petits déjeuners le matin. Nous désirons tous voir perdurer ces liens avec les familles.

Un des jeunes participants a manifesté que pour lui, cela avait été une expérience formatrice, parce qu’il avait vu la bonté et l’attention des familles d’accueil et parce qu’il avait appris à mieux apprécier ce qu’il avait, à être plus serviable, et plus attentif aux besoins de ceux qui vivaient avec lui.

Du 23 au 28 janvier, matin comme après-midi, les journées ont été remplies par les activités prévues avec les JMJ.

 

A part la participation aux différents événements des JMJ et l’accueil au stand du “festival de la vocation”, par une forte chaleur humide plus forte que la normale, selon les panaméens eux-mêmes, les journées se sont passées en déplacements entre les différents lieux, en heures de marche et d’attente au soleil avant le début des événements, en heures de transport et d’attente dans le métro… Nous étions véritablement des pèlerins à l’intérieur de la ville, vivant tout avec une joie surnaturelle, comme les milliers d’autres jeunes qui étaient aussi là-bas.

Ce fut surprenant comment le pape François par ses paroles tendres et exigeantes, a dit beaucoup de choses qui d’une manière ou d’une autre avaient été dites dans le Motus: vaincre la commodité et le conformisme, vivre l’amour inconditionnel au Père céleste, vivre le “maintenant” de Dieu, et non le “plus tard”, et se mettre à marcher sur le chemin du Christ sans s’arrêter, en risquant tout comme Marie.

Après la messe célébrée par le Pape le dimanche 28, l’après-midi a été libre, pour que chacun puisse partager avec la famille qui l’accueillait et ce moment a été aussi très beau pour tous.

Regardant maintenant cette belle expérience humaine et spirituelle des JMJ, il semble évident que ce n’était pas seulement pour ‘voir le pape’ comme dans un spectacle, car on l’aurait vu bien mieux à la télévision chez soi, mais c’était pour vivre uni à Pierre le vicaire du Christ, un pèlerinage vers le Christ, avec Marie, pour vivre cette grande pentecôte unis à l’Eglise universelle autour de son pasteur.

Un autre cadeau de la Providence, le mardi 29 janvier jour du départ, a été la rencontre fortuite à l’aéroport avec l’archevêque de Panama, Mgr José Domingo Ulloa. C’était le désir de notre président, le père Jésus Fernandez, que nous puissions le saluer, ce qui était vraiment difficile pendant les journées avec le pape. Mais pour le Christ, rien n’est impossible! En nous approchant de lui, Mgr Ulloa nous a tout de suite reconnus avec en grand le mot ‘identes’ sur le tee shirt que nous portions, et il nous a dit la grande nécessité que les universitaires panaméens avaient de notre charisme.

Maintenant et partout, les missionnaires doivent être attentifs aux jeunes qui ont participé aux JMJ pour que le feu qui brûlait là-bas ne s’éteigne pas, mais comme disait le pape François, que les jeunes prennent des décisions ‘maintenant’, non pour après, et qu’ils disent ‘oui’ comme Marie à la volonté de Dieu.

Interview du Cardinal Osoro sur la personne et l’œuvre de Fernando Rielo, Fondateur des missionnaires Identès

By | Actualité Idente, Fernando Rielo | No Comments

Le Cardinal de Madrid, D. Carlos Osoro, parle dans cette brève interview de la personne et de l’œuvre de Fernando Rielo, Fondateur des missionnaires identès et de l’importance de son charisme dans le monde actuel. L’interview a eu lieu après la messe que le Cardinal Osoro lui-même a présidée dans la crypte de la cathédrale de la Almudena à Madrid à l’occasion du 14ème anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo. Cette célébration a eu lieu le 6 décembre 2018.

Près de 3000 personnes étaient présentes dans la cathédrale de New York pour la messe anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo

By | Actualité Idente, Amérique du Nord, États-Units, Fernando Rielo | No Comments

Le vendredi 7 décembre dernier, dans le quartier de Manhattan, New York, ultime lieu de résidence de notre bien-aimé père Fondateur, une messe d’action de grâces a été célébrée dans la cathédrale Saint Patrick à l’occasion du 14ème anniversaire de son entrée dans la vie éternelle. Le père Jesús Fernandez Hernandez, Président, et nos Supérieurs Généraux María del Carmen García et Luis Casasús étaient présents.

L’atmosphère de joie recueillie qui régnait dans la cathédrale en ce temps d’Avent tranchait avec les allers et venues des newyorkais préoccupés d’attraper le prochain train, de prendre la photo parfaite face à l’arbre de Noël de Rockfeller ou encore de trouver le cadeau idéal dans un des nombreux magasins de cette partie si fréquentée de la ville.

C’est au milieu de cette trépidante vie newyorkaise que des centaines de paroissiens sont arrivés à la cathédrale à bord de 25 bus provenant des 4 paroisses administrées par notre Institution : paroisse saint Luc à Brentwood, Notre-Dame de Lorette à Hemstead, et les trois paroisses du Bronx (Sainte Marie, Notre-Dame de la consolation, et Saint Dominique). Chaque année, pour la commémoration du retour au Père de Fernando Rielo, les paroissiens viennent en pèlerins, récitant le trissage durant le trajet en bus et écrivant chacun une prière sur un petit morceau de papier. Les prières sont ensuite données à l’Evêque avec les offrandes pour être mises au pied de l’autel.

Près de 3000 personnes ont participé à la messe au cours de laquelle l’Evêque auxiliaire du diocèse de Rockville, S.E. Richard Garth Henning a remarqué avec admiration la présence de nombreux jeunes et de beaucoup de familles. L’homélie s’est centrée sur le sens du mot unité et sur l’enseignement de saint Paul au sujet de notre élection par le Christ, de l’invitation que le Christ nous fait de participer à son mystère :

« Cette invitation a besoin d’une réponse libre et amoureuse comme celle que l’on peut voir dans la vie de votre Fondateur. Ce n’est pas par hasard qu’il leur a indiqués d’être unis avec le Seigneur, de participer à la communion. […] C’est quelque chose de très clair dans la communauté idente parce que tous sont participants […] Il a indiqué l’importance de la communion entre nous parce qu’ainsi nous pouvons discerner l’invitation de Dieu à l’unité divine, à la participation au mystère de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. […] Votre Fondateur nous a parlé de la communauté de personnes basée sur la communion entre nous et Dieu… nous pouvons comprendre sa vie et son message si nous pouvons nous souvenir de cette invitation à participer à la communion [avec Dieu]. »

A l’exemple de Marie, la nouvelle Eve, qui n’a jamais cherché sa propre volonté et qui a offert sa vie à Dieu, disposée à participer au mystère divin, la vie de notre Fondateur est marquée par des réponses libres par lesquelles il s’est livré à la communion et à l’union avec les Personnes Divines.

Tout remplis de Dieu et rassasiés d’espérance, nous sommes revenus dans nos foyers le cœur heureux de cheminer ensemble vers la sainteté à laquelle notre Père céleste nous invite.

14ème anniversaire du retour au Père de Fernando Rielo commémoré à Paris

By | Actualité Idente, Europe, Fernando Rielo, France/Belgique | No Comments

Tous les missionnaires identès commémorent chaque année le 6 décembre, date du retour au Père céleste de leur fondateur, Fernando Rielo.

Nous avons célébré cet anniversaire le dimanche 9 décembre dernier à la paroisse Saint-Pierre de Montmartre afin de permettre aux membres de la Famille idente, paroissiens et amis, de pouvoir être présents.

La journée a bien sûr débuté par la messe dominicale. Notre frère Paul Alexandre a rappelé durant l’homélie l’importance de nous sentir vraiment enfant du Père, d’approfondir la « conscience filiale » que Fernando Rielo a vécu avec une intensité hors du commun et qu’il nous a communiquée à travers son exemple, ses enseignements et sa poésie.

Après la messe, les invités ont pu assister à une projection présentée par notre sœur Pascale Vincette sur la biographie de Fernando Rielo ainsi que notre charisme et les missions dans lesquelles nous sommes engagés. Un stand a même été ouvert afin de recueillir un peu d’argent pour les missions.

La rencontre s’est poursuivie par un apéritif et un déjeuner convivial, pour se terminer par la lecture, par la Supérieure provinciale, du Message que notre Président, le Père Jesús Fernandez Hernandez, a adressé pour l’occasion à tous les missionnaires et à la Famille idente. Par des paroles empruntes d’une grande poésie, il a redit combien Fernando Rielo était un exemple « d’âme sacerdotale », passionnée d’amour pour le Père, en état de constante supplication pour tous ses fils et filles spirituels, les faisant ardemment aspirer à leur Foyer céleste.

Le poète espagnol Antonio Martín de las Mulas a reçu le 38ème Prix Mondial Fernando Rielo de Poésie Mystique

By | Actualité Idente, Culture | No Comments

Avec son recueil de poèmes intitulé Vendredi saint, Antonio Martín de las Mulas Baeza a remporté le XXXVIIIème Prix Mondial Fernando Rielo de Poésie Mystique, célébré le 13 décembre à l’Institut Cervantès de New York. Ce Prix consiste en 7000 €, la publication de l’œuvre et une médaille commémorative. L’œuvre lauréate a été sélectionnée parmi 272 recueils provenant de 28 pays. Avocat de profession, Antonio Martín a reçu plusieurs reconnaissances et ses poèmes ont été publiés dans des revues littéraires et des anthologies.

Le jury a trouvé que la voix du « moi » poétique exprimé par le recueil Vendredi Saint est celle de Jésus au Golgotha qui, depuis les hauteurs de la croix, divise avec une perspective unique la petitesse du poète, désormais converti au « toi » lyrique. Depuis ce regard, le crucifié fait sienne la situation de l’homme, ses faiblesses et ses peurs : « Mon sang s’écoule pour le monde, / mon cœur vous rêve dans la ville éternelle ». Il y a dans ces vers une sensibilité spéciale vis-à-vis de la solitude et de la douleur humaines, que le poète assume depuis la disposition totale du crucifié, qui n’est plus une victime inerte, mais un artisan tout-puissant pour qui la croix est un trône, un rocher inexpugnable, un autel sauveur. Le poète exprime, non sans un certain accent apocalyptique, un contenu théologique dense, rempli d’espérance salvifique par laquelle le Christ mène l’humanité au Père : « Il viendra comme un torrent dans les collines / comme un vent qui agite les cimes vertes / ouvrant toute l’âme au grand amour du Père ».

Quant à la poétesse Desamparados Escrivá, également espagnole, elle a obtenu une mention d’honneur par son recueil Dénudant l’âme, œuvre de grande beauté, empreinte de la sensibilité propre à une âme amoureuse. D’excellents vers remplis de souvenirs expressifs se tissent et jaillissent de la plaie de l’amour : « Non, ce n’est pas moi qui ait découvert l’Amour, c’est Lui qui m’a rencontré…/ Je me perdis dans cette rencontre / et je vagabonde, perdue sur son océan ». L’expérience de l’absence comme celle de la présence ne sauraient manquer, pas plus que celle de l’union finale : « Avec Toi, il est des moments où je ne sais si je suis, / où je ne sais si Tu es, / où je sais seulement que nous sommes ».

Dans son message, le Président de la Fondation Fernando Rielo, le P. Jesús Fernández Hernández affirme que la poésie mystique est la plus excellente des poésies car elle définit, forme, forge, inclut, dialogue, et parce qu’elle est imprégnée d’expérience mystique qui est incluante, transformante, libératrice. Sa force priante, prophétique et de témoignage fait que la poésie mystique est porteuse de paix, de fraternité et de convivence. Stylistiquement parlant, la poésie mystique n’est pas liée aux canons classiques mais elle s’ouvre à d’innombrables possibilités d’expression et à la richesse interculturelle. Son domaine, selon Fernando Rielo, est un accord/colloque infiniment personnel avec la Très Sainte Trinité, le poète mystique par excellence étant le Christ.

Voici les noms des 9 autres finalistes : Antonio Bocanegra (Cadiz), Miguel Sánchez Robles (Murcie), Adela Guerrero Collazos (Cali), Theresia Maria Bothe (Sicile), Pilar Elvira Vallejo (Madrid), Mª del Pilar Galán García (Valladolid), Marcelo Galliano (Buenos Aires), Fernando Raúl Matiussi (Tucumán) et Desamparados Escrivá Vidal (Tarragone).

Le Jury était composé par Jesús Fernández Hernández, président de la Fondation Fernando Rielo, José Mª López Sevillano, critique littéraire et secrétaire permanent du Prix, Annalisa Saccà, poétesse et professeur de langue et littérature à l’Université Saint John’s de New York, Hilario Barrero, poète, traducteur et professeur à la City University de New York, Marie-Lise Gazarian-Gautier, professeur d’espagnol et de littérature latino-américaine à l’Université Saint John’s et David G. Murray, critique littéraire y philologue.

Au cours de la cérémonie, un concert fut offert par la célèbre harpiste María Rosa Calvo-Manzano, qui a parcouru les cinq continents pour donner plus de trois mille concerts et qui a reçu de nombreux prix. Elle est aussi membre de plusieurs Académies des Beaux-Arts et d’Histoire dans le monde.

Le Prix, réservé à des œuvres inédites, en espagnol ou en anglais, a été remis dans des instances comme l’ONU, l’UNESCO, le Sénat français et le Capitole de Rome. Le comité d’honneur était composé de différents membres de l’Académie Royale Espagnole, dont Darío Villanueva, son directeur, de recteurs d’universités, de poètes et de professeurs de littérature.

Le caractère œcuménique du Prix a permis à des poètes de différentes confessions chrétiennes (qui représentent la majorité) ou à des poètes non chrétiens de le remporter, preuve –s’il en était besoin– de la capacité de la poésie mystique à unir les cultures et les religions.

Brève biographie d’Antonio Martín de las Mulas (Madrid, 1977)Antonio Martín de las Mulas, né à Madrid en 1977, est licencié en Droit à l’Université CEU-San Pablo de Madrid, bien qu’il ait commencé par faire deux ans de philosophie. Il a exercé en libéral avec succès pendant près de quinze ans. En 2015, il décide de partir à Medellín (Colombie) et de se dédier, en tant que père de famille, à la vie missionnaire. Il est catéchiste pour des enfants d’un des quartiers les plus défavorisés de la ville de Bello. Il fait également partie du groupe Marie, Reine de la Paix de Medellin, en lien avec la spiritualité de Medjugorje. Comme poète, il a reçu plusieurs récompenses, parmi lesquelles le premier prix du XIIème cercle de poésie Rodrigo Caro en 2003. Ses poèmes ont été publiés dans diverses revues littéraires et anthologies.

Extraits du recueil Vendredi Saint :

J’entends vos respirations,
vous êtes ici avec moi respirant
dans les creux éternels des airs,
les âmes des siècles et les nuits sans dormir,
les longues descendances assumées,
vous êtes ici avec moi
respirant.
Aujourd’hui je meurs pour vous de cette manière,
nous sommes brisés,
même à cette hauteur des respirations.
Voilà la respiration du Fils de l’Homme,
ma respiration de mort dans ce champ ouvert,
ma manière de vivre
dans cette pièce lugubre du monde,
dans cette vie
lorsque l’on arrive à la hauteur du Crâne,
et qu’on voit ;
lorsque l’on arrive, exposé au soleil, debout
sur une croix
sur le mont intérieur de vos vies
et qu’on voit,
et qu’on voit.

********

Aujourd’hui je contemple tes paupières vaincues,
leur écroulement, seules face à la secousse du monde,
leur vision recueillie
contre les grandes portes de la nuit.
Je vois que tu as perdu l’envie de vivre,
qu’on dévore en toi
ces vieux abîmes d’un silence fermé.
Je sais que tu n’y vois pas d’issue,
que tu es prêt à t’écrouler, que tes forces
se dissolvent, humaines, telle la fumée d’un feu
qui s’élève vers les hauteurs.
Allez, mon petit, prends ma main, et tiens-moi,
aie courage dans l’attente des grandes chutes.
Je me trouve dans le martyre des hommes, où je traîne
la peau en lanières par ta désolation.
Je veux injecter ta vie dans l’espérance
d’un lendemain infaillible entre mes bras.
Regarde-moi… ne défaille pas, mon fils,
Je suis avec toi,
Je crois en toi.

Motus Christi à Paris

By | Actualité Idente, France/Belgique, Motus Christi | No Comments

Le dimanche 21 octobre 2018 a eu lieu à Paris, à la résidence des sœurs, un Motus Christi qui a rassemblé autour des missionnaires 15 jeunes de la région parisienne dont la moitié venait pour la première fois.

La leçon spirituelle, donnée par le Supérieur Général des frères, Luis Casasus, a vivement touché les jeunes. Elle parlait de l’appel de Dieu à l’aider – « J’ai besoin de toi ! » – à travers les souffrances et les rêves du prochain, et de l’expérience que tous les hommes ont, croyants ou non, de la présence de Dieu en eux, qui se manifeste par leur désir de faire le bien autour d’eux.

Tous les jeunes participants sont restés imprégnés par l’atmosphère de joie familiale vécue pendant cette journée !

L’interdisciplinarité et une métaphysique vitale, axes du VIIème Congrès mondial de Métaphysique à Salamanque

By | Académie, Actualité Idente | No Comments

La nécessité de renforcer une pensée métaphysique interdisciplinaire et une métaphysique avec un visage, vitale, qui réponde aux problèmes de la personne humaine, sans dogmatismes ni radicalismes, telle a été l’une des conclusions exprimées par le président du VIIème Congrès mondial de Métaphysique, le P. Jesús Fernández Hernández, lors de la clôture, le 27 octobre dernier. Cet événement a réuni 200 participants de trente pays au sein de l’Université Pontificale de Salamanque (Espagne), du 24 au 27 octobre.

Dans la conférence inaugurale, Jesús Conill, professeur de l’Université de Valence (Espagne), a souligné le retour de la philosophie à la question de la nature humaine et la nécessité d’une notion enrichie et actualisée de la personne, qui dépasse à la fois les visions traditionnelles et scientistes. Ce thème a été approfondi par la table ronde “Métaphysique et personne” dans laquelle le professeur de l’Université de Valence, Agustín Domingo Moratalla, a souligné l’importance du concept de personne pour une théorie adéquate de la justice et comme base de la bioéthique et des éthiques appliquées en général. Juana Sánchez-Gey, de l’Université Autónoma de Madrid (UAM), a alors apporté la vision de Rielo sur la personne comme “quelqu’un avec la conscience de Quelqu’un” qui le définit et le dote d’un esprit capable d’union et d’engagement pour les valeurs les plus élevées.

Dans la table ronde “Métaphysique, science et thérapie”, César Nombela, titulaire de la chaire de Microbiologie de l’Université Complutense de Madrid et recteur honorifique de l’UAM, a souligné la recherche de la vérité comme un impératif éthique pour le scientifique et une ouverture nécessaire au mystère. Quant à Julio Martínez, recteur de l’Université Pontificale Comillas (Espagne), il a mis l’accent sur le fait d’aller à travers et au-delà des disciplines au moyen d’une relation horizontale sciences-société et d’une profondeur-verticalité philosophico-théologique des sciences ouvertes à la réalité ultime. De même, Mauro Mantovani, recteur de l’Université Pontificale Salésienne (Italie), a affirmé que la multidisciplinarité est la manière faible de collaboration entre las sciences et que la transdisciplinarité est une tâche éducative pour comprendre que la métaphysique n’est pas une alternative à l’anthropologie (Fides et Ratio 83).

Sur la relation entre métaphysique et culture, Ángel Galindo, ancien recteur de l’Université Pontificale de Salamanque, a regretté l’actuelle séparation entre éthique et esthétique et affirmé que l’art et l’éthique ne sont pas neutres puisqu’ils véhiculent une forme de sens de l’existence. Ricardo Piñero, de l’Université de Navarre, a exposé les valeurs métaphysiques du Christ de Velázquez et du Quichotte, d’après la lecture d’Unamuno et de Rielo. Ces chefs-d’œuvre, plus qu’œuvres d’art, permettent une véritable rencontre avec l’humanité même du Christ, en faisant sentir sa présence et sa puissante réalité.

Dans la conférence de clôture, José María López Sevillano, président de l’Ecole Idente, a misé sur une métaphysique avec un visage et qui engage, dont le modèle absolu, proposé par Fernando Rielo, est la conception génétique du principe de relation, c’est-à-dire, la Très Sainte Trinité révélée dans le Christ, en qui se manifeste toute la Vérité, la Méthodologie et la Vie. C’est à partir de là que l’on peut avoir une vision bien formée de la réalité et dialoguer avec toute culture, mentalité, science, art ou religion. Pour Rielo, le Christ est le métaphysicien par excellence.

D’autres conférences, sur la relation entre métaphysique et théologie, métaphysique et éducation, ont été données par des professeurs venus aussi d’Allemagne, d’Argentine et de France. Marie-Jeanne Coutagne, de l’Institut Catholique de la Méditerranée (Marseille), a ainsi pu proposer les fruits de sa recherche sur les liens entre l’être ‘plus’ de Teilhard de Chardin et l’être ‘+’ de Fernando Rielo, les présentant comme deux pensées génétiques en circularité pour répondre au transhumanisme. Camille Lacau Saint-Guily, de l’Université de la Sorbonne (CRIMIC), fit preuve d’une remarquable maîtrise de la langue et du génie espagnols en exposant la pédagogie et la recherche d’une métaphysique communes à trois grands penseurs du début du XXème siècle : Miguel de Unamuno, Victoriano García Martí et María Zambrano.

A ces conférences magistrales, adressées lors de séances plénières, il faut ajouter les contributions de près de 200 congressistes venus du monde entier, apportées au cours de sessions parallèles qui se sont tenues en espagnol, en anglais et, pour la première fois, en français. C’est ainsi qu’ont pu être présentés des travaux à partir de disciplines et de contextes culturels vraiment diversifiés.

Le président du congrès, le P. Jesús Fernández, a annoncé que le VIIIème Congrès Mondial de Métaphysique se tiendra en 2021 à l’Université Pontificale de Salamanque, sous l’égide de la chaire Fernando Rielo de cette université.

Des jeunes péruviens rencontrent le Christ au Motus Christi d’Iquitos (Pérou)

By | Actualité Idente, Perú, Sudamérica | No Comments

“Quel chemin suis-tu ? Viens et découvre-le”. C’est cette invitation que les jeunes, qui ont participé au Motus Christi, ont accueillie dans leur cœur. La rencontre a eu lieu à Iquitos, au Pérou du 12 au 14 octobre. Les participants, originaires des différents zones et hameaux de la ville, ont vécu des moments agréables en unissant leurs propres expériences à celles du Christ. La question qui a guidé la retraite a été : qu’est-ce qui est le plus important dans ta vie ?

Le dimanche, les jeunes ont exprimé leurs impressions après la retraite ; on sentait leur joie d’avoir partagé dans un climat familial et leur désir de vouloir être meilleurs et de vivre chaque moment de leur vie à côté du Christ, à travers l’Evangile qu’ils ont reçu le premier jour.

Le dernier jour, quelques parents ont participé avec leurs enfants à la messe et au déjeuner en partageant le gateau offert par une des mères. Le repas terminé, on a réalisé un petit Athénée artistique dans lequel les jeunes ont montré leurs talents, leur créativité et ce que cette retraite signifiait pour eux, grâce à des panneaux et des images.